L’anthropocène a bousillé l’écosystème de la planète. Canicules, méga-feux (nouveau depuis 2013), dômes de chaleur, superpluies, cyclones, raz de marée, ouragans, glaciation, blizzard, grêles, gelées soudaines, chaleurs extrêmes. en sont ses manifestations les plus évidentes.
Il n’y a pas à ergoter. L’humain a détruit la planète et continue à le faire. Et ceux qui disent le contraire sont dans le déni (cf. NovFut #22) ou dans la manipulation.
Conséquence, les œuvres de fiction populaires n’abordent pas le sujet. Des chercheurs californiens ont étudié plus de 37 000 scénarios de films pour remarquer que seul seulement 0,6% mentionnaient le « changement climatique ». Et avec la désinformation galopante due aux médias sociaux (car les IA n’y sont pour rien, elles produisent simplement le contenu, elles ne le diffusent pas), ça n’est pas une tendance qui va changer. L’environnement ne fait plus recette.
La grande majorité des films et des spectacles que l’on regarde se déroulent dans une réalité parallèle, où le changement climatique n’existe pas, ce qui entretient une illusion pour les spectateurs », Anna Jane Joyner, Good Energy
Pendant ce temps là, le désastre continue, accéléré ces dernières années par la surconsommation galopante (la revanche du Covid), la dérégulation des plateformes numériques, l’intensification du lobbying et la baisse du prix moyen d’un politicien.
On peut donc légitimement se demander où cela va se terminer. Ca tombe bien, l’apocalypse climatique est un sujet de prédilection de la bonne Science Fiction et a d’ailleurs été utilisé par des auteurs exceptionnels, de Jules Verne, à Kim Stanley Robinson en passant par J.G. Ballard, Octavia Estelle Butler, David Brin et Margaret Atwood.
Voilà donc un NovFut sur le sujet de l’apocalypse environnementale. Histoire de réapprendre à respecter Gaïa. La suite de la catastrophe se passe dans les NovFut #20, #21, #22, #26). Bonne lecture !
Quand la terre souffle
Une des premières conséquences du dérèglement climatique est le climat justement : tempêtes, ouragans et cyclones.

Heavy Weather (Gros temps, Bruce Sterling, 1994) se déroule en 2031 et raconte les périples d’un groupe de chasseurs de tempêtes dans un écosystème mondial déséquilibré où le temps est devenu imprévisible. On y parle changement climatique mais aussi résistance aux antibiotiques et effondrement social. Très contemporain.

Ce que retiendra Hollywood des vents violents et tempêtes extrêmes, ce seront surtout des séquences d’images hallucinantes. On peut citer notamment les impressionnants Twister (1996, Jan de Bont), Into the Storm (2014, Steven Quale) et Twisters (2024, Lee Isaac Chung) qui se déroulent en Oklahoma ou au Colorado. De bien beaux effets spéciaux pour des histoires où, hélas, le changement climatique y est à peine abordé.
Quand la terre refroidit
Les années 2000 ont vu un petit sursaut dans la prise de conscience des problèmes climatiques. Après 30 ans de préparation du terrain par les activistes de tous pays, la politique spectacle américaine, via le politicien Al Gore, fait exploser le sujet sur les médias… Créant la notion de climatosceptique par la même occasion.


Ceci dit on voit une recrudescence de films et de livres grand public sur le sujet du “refroidissement planétaire”. Ainsi en 2004 Roland Emmerich nous balance The Day After Tomorrow où un immense courant d’air froid gèle quasi instantanément l’hémisphère nord à grand renfort d’images chocs. Un film à grand budget très chouette légèrement gâché par sa crédibilité scientifique assez faible et son héros bien trop héroïque (Dennis Quaid, l’héroïque héros américain qui sauve héroïquement son tout aussi héroïque de fils). Du Roland Emmerich, quoi.
Plus sérieux est 60 jours après (Sixty Days and Counting, Kim Stanley Robinson, 2007) où l’hiver alterne froid sibérien et chaleur tropicale. Un président des Etats-Unis démocrate et passionné d’écologie décide de réunir des savants avant de sauver la terre malgré les oppositions de grosses organisations internationales.
Une fois de plus, Kim Stanley Robinson propose des solutions pour sauver le monde à travers ses fictions. Là, il s’agit de trouver un président américain altruiste et passionné d’écologie. Oui, c’est de la SF…
Quand La terre étouffe
The Lorax (Dr. Seuss, 1971 et les différentes adaptations animées dont la très chouette de 2012) raconte comment l’avidité humaine a détruit l’environnement, les animaux, la végétation, forçant les habitants à se rendre dépendant d’un vendeur d’oxygène (dans la version de 2012).
Celui-ci anticipe d’ailleurs son prochain modèle économique : la vente d’air en bouteille. Nestlé Waters ou Coca appelleraient ça de l’innovation marketing.

Toute la puissance de la morale du Lorax se concentre dans le mot UNLESS (à moins que), signifiant que c’est en ne faisant rien que le malheur arrive. Un livre à définitivement faire lire à nos politiciens.

Le dessin animé Wall-e (2008, Andrew Stanton) raconte également comment l’humanité a détruit définitivement notre atmosphère à force de faire confiance à des dirigeants centrés sur leur profit. La représentation du CEO de BNL (Buy n Large), la plus grosse entreprise du monde parle d’elle même.
Buy n Large is your superstore! We’ve got all you need! And so much more! Happiness is what we sell! That’s why everyone loves BnL!

Quand La Mer déborde
La montée des eaux est l’une des conséquences les plus évidentes et prévisibles du changement climatique due à l’anthropocène. Elle est due à la fonte des glaces des calottes polaires mais aussi à la dilatation de l’eau des océans (effet stérique), et à la fonte des glaciers.
En France, d’après le ministère français concerné, 1,5 million d’habitants million d’habitants seraient exposés au risque de submersion marine, avec une montée des eaux optimiste de plus d’un mètre en 2100 (dans seulement 75 ans). Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, une carte ici.

Et il semblerait qu’on ne fasse rien pour réguler ou stopper ces facteurs. Je ne vous renvoie pas la responsabilité, car nous ne pouvons pas faire grand chose au niveau individuel. Kim Stanley Robinson, nous explique très bien dans New York 2140 que la réponse à la crise environnementale ne peut être que politique et financière.
New York 2140 raconte comment New York, après une montée des eaux qui a changé la face de la ville, est encore plus clivée qu’aujourd’hui (un peu comme Paris 2026) : d’un côté les très très riches propriétaires de buildings désertés, et de l’autre les “rats d’eau”, habitants de la zone intertidale (la zone qui subit les marées), qui survivent comme ils le peuvent dans des ruines trempées. Et au milieu, les habitants qui essaient de survivre dans des buildings collectivisés.
Hélas, une nouvelle et brusque montée des eaux se prépare. Les politiques, comme d’habitude, font semblant de ne rien voir pendant que les spéculateurs immobiliers parient sur la destruction et la gentrification progressive de la zone intertidal. Car la finance adore les cataclysmes.

Dans ce contexte, des personnages très distincts, tous un peu humanistes (à la KSR) vont s’allier et faire cause commune face aux corporations sans scrupules. Grâce à beaucoup beaucoup d’argent, ils arrivent à triompher du système libéral américain et à sauver la planète terre par la même occasion. Un beau rêve d’espoir (mais dans 115 ans).
Le Japon habitué aux désastres du fait de sa position sur 3 zones de subduction, s’est intéressé très tôt à la possibilité de se faire submerger par la mer. Le renommé Japan Sinks (Nippon Chinbotsu, 1973) de Sakyo Komatsu est à l’origine de nombreux films et séries TV (et même un anime en 2020) sur ce désastre potentiel.





Il faut remarquer d’ailleurs que les Japonais, biberonnés à la catastrophe naturelle cinématographique depuis 70 ans (merci Godzilla), ont développé une société très résiliente à la fois au niveau technologique mais également humaine. Ainsi pour se préparer, toute la population s’exerce quotidiennement et des dispositifs astucieux sont mis en place. Bref, le japonais anticipe et se prépare au pire.

En Corée, c’est Tidal Wave (日本沈没, 2009, Shinji Higuchi) qui oblige ses protagonistes à échapper à un tsunami qui va ravager la plage de Haeundae à Busan. Le côté réaliste est privilégié dans la plus pure tradition japonaise.

En Europe aussi certains commencent à flipper. The Wave (Bølgen, Roar Uthaug, 2015) nous met dans la situation d’un géologue norvégien qui voit le pire arriver. Malgré des alertes de scientifiques, personne n’est prêt quand un fjord s’écroule et crée un tsunami de 300 pieds de haut.

Autant les fictions climatiques sur le débordement des eaux sont rares, autant celles sur les fictions post-apocalyptiques sur une terre inondée sont nombreuses, de Waterworld (Kevin Costner) à Floodland (Marcus Sedgwick, 2001). J’écrirais peut-être un NovFut sur le sujet un jour.
Quand la terre explose
En 2012, Roland Emmerich remet en route sa machine de destruction visuelle de la terre avec 2012 (justement), où un scientifique (John Cusack) sauve sa famille en la poussant dans un vaisseau spatial de riches.
Roland nous prévient ainsi que les riches ont un plan B et n’hésiteront pas à nous/se marcher dessus pour sauver leur peau (cf. NovFut 26, la survie des Ultra-riches).

Mais bien avant 2012, l’inquiétante faille de San Andreas préoccupait déjà Hollywood. Ainsi le survival Earthquake (1974, Mark Robson) raconte comment Charlton Heston et Ava Gardner tente de survivre au “Big One”, le gros tremblement de terre qui détruit la Los Angeles.

Même idée en beaucoup moins crédible avec San Andreas (2015, Brad Peyton) où The Rock (Dwayne Johnson) sauve le monde, en commençant par sa famille. Pour ma part, je le positionne au même niveau que Epicenter (2000, Richard Pepin) où un policier (le nanardeux Jeff Fahey) et une star (l’ex-hardeuse Traci Lords) doivent survivre au terrible tremblement de terre de L.A. On peut citer également Volcano (1997, Mick Jackson) où cette fois, c’est un volcan qui dévaste la ville. Bref, il semblerait que les californiens soient inquiets…

Et que se passe t’il en dehors de la Californie ?
Dans 10.5: Apocalypse (2006, John Lafia), adaptation de la série TV 10.5, c’est la cata finale. Un tremblement de terre de magnitude 10,5 (l’échelle de magnitude étant logarithmique, on atteint le maximum là) dévaste les villes de Seattle, San Francisco et Los Angeles. Le président des USA déclare alors le plan d’urgence pendant que les catastrophes s’enchainent et qu’une faille sismique se dirige vers des réacteurs nucléaires. Ca sent pas bon.

The Quake (Skjelvet, 2018, John Andreas Andersen), suite de The Wave (voir plus haut), remet en scène le héros géologue Kristian mais cette fois face à un tremblement de terre à Oslo. Les norvégiens n’ont décidément pas de bol.

Il parait que sous le parc de Yellowstone dort le pire volcan de la terre. Et quand un tremblement de terre le réveille, la panique envahit les USA et le monde comme le raconte Supervolcano (2005, Tony Mitchell), a true story of global disaster.

Crack in the World (1965, Andrew Marton) raconte comme le Dr. Sorenson fait exploser un engin thermonucléaire sous la croute terrestre pour récupérer l’énergie géothermique (mais faut-il une bonne raison pour faire péter la planète ?). Évidemment, ça ne se passe pas comme prévu, et la croute terrestre menace de se couper en deux.
Et je vous conseille également l’excellent roman Earth (1990, David Brin), ou un autre scientifique imbécile crée un trou noir au cœur de la planète.

Mais encore encore plus grave qu’un tremblement de terre est l’arrêt de la rotation planétaire. Dans The Core (2003, Jon Amiel), une force inconnue ralentit le mouvement de rotation du noyau. Les champs magnétiques diminuent et notre atmosphère s’échappe peu à peu. Un scientifique va descendre dans le noyau terrestre pour faire péter une bombe (encore) et le réactiver.
Quand la nature se venge
La nature est patiente comme un parent doux et attentionné. Mais parfois on aimerait qu’elle botte des culs pour apprendre le respect à cette humanité saccageuse. Heureusement, la SF nous permet cristalliser ces envies.
L’excellent Long Weekend (1978, Colin Eggleston) nous montre ainsi un couple qui va camper dans la nature pour tenter de resserrer ses liens. ces deux personnages désagréables, voire haïssables, n’ont aucun respect pour la faune et la flore. La nature va petit à petit se rebeller dans une escalade de terreur. Je vous conseille ce petit film d’horreur à la réalisation parfaite et aux enseignements multiples. Les scènes avec le dugong sont glaçantes.

Dans Day of the Animals (1977, William Girdler), tous les animaux vivant au dessus de 1,5 km de hauteur deviennent agressifs envers l’homme. La faute à la destruction de la couche d’ozone. Évidemment, quelques humains se retrouvent à expérimenter une nature beaucoup plus hostile que prévue.

Et n’oublions évidemment pas le magnifique The Birds (1963, Alfred Hitchcock) où Tippi Hedren et Rod Taylor deviennent la cible de tous les oiseaux de la région.
A noter, Hitchcock a été inspiré par une véritable attaque d’oiseaux en Californie en 1961. La cause en aurait été des algues toxiques.

Et puis il y a les virus. Certains sont convaincus que ceux-ci seraient le système immunitaire de la planète, mutant pour détruire son parasite l’humanité.
C’est l’idée de The Happening (2008, Night Shyamalan) où il semblerait que des toxines libérées par les plantes poussent au suicide les humains dans les zones trop concentrées. Bizarrement, seul le nord des États-Unis est touché ce qui met à mal la théorie d’une nature revancharde dans la pure tradition Shyamalanesque.

Le mésestimé et pourtant génial The Thaw (2009, Mark A. Lewis) raconte comment un scientifique éco-activiste (parfait Val Kilmer) découvre une sorte de parasite ultra dangereux dans un mammouth dégelé à cause du réchauffement climatique. Le scientifique décide de ne pas mettre la station en quarantaine pour détruire l’humanité.
Un film que j’adore et qui résume exactement ce qui nous pend au nez.

Une idée un peu différente dans la très bonne série Abysses (The Swarm, 2021, B. Eder, L. Watson et P. Stölzl), adaptation du roman éponyme de Frank Schätzing (2004).
Des scientifiques aux quatre coins du monde découvrent des manifestations étonnantes de la nature : des baleines qui attaquent des bateaux, un nouveau virus transmis par des animaux marins qui s’attaque aux humains, des attaques de crustacés et des raz de marée. Les scientifiques pensent que tout est connecté mais évidemment le reste de la communauté les ignore (une planète vivante ça va pas non la tête heho).

Nous n’avons qu’une terre
Dans la courte nouvelle, Quand la terre hurla (1928, Arthur Conan Doyle), le fameux Professeur Challenger, débordant d’orgueil et d’autosatisfaction, décide de prouver au monde entier que la terre est un organisme vivant en lui enfonçant une épine dans l’épiderme (à 13 km de profondeur tout de même).
Résultat, un hurlement terrible provoquant des catastrophes sismiques qui réjouissent l’égo de Challenger, un homme capable de faire hurler la terre elle-même.
100 ans après cette histoire, l’humanité est devenue bien pire que le Pr. Challenger : ivre d’une puissance dont elle abuse en permanence. Nous détruisons tous les jours un peu plus notre écosystème, pour des raisons de profit, même pas pour des raisons de survie. Seulement la terre est beaucoup plus résistante que l’humanité qui la parasite. Il est ironique de penser qu’après la fameuse 6e extinction (la nôtre), la terre sera encore là quand plus personne ne se souviendra de l’humanité qui s’est massacrée elle-même.

Alors d’où viendra la 6e extinction ? D’un virus antédiluvien décongelé du permafrost ? D’une montée soudaine des eaux ? D’un affaiblissement de la croûte terrestre ? Des animaux qui deviennent fous (plus que nous) ou d’un désastre climatique ? Nul ne peut le prédire.
Ce qu’on peut prédire c’est que tant que l’humanité n’aura pas appris à voir loin, à anticiper sur plusieurs générations, elle se dirige vers sa propre destruction.

Et on peut anticiper. En 1973, le politicien Maurice Strong, le biologiste agronome René Dubos et l’économiste Barbara Ward ont présenté le rapport Only one earth (Nous n’avons qu’une Terre) qui devait constituer le cadre d’une gouvernance mondiale de l’environnement.
Depuis, d’autres scientifiques et activistes tentent de faire changer les lois, et parfois même ça marche (hey, le trou de la couche d’ozone se rebouche). Seulement ce qui est certain, c’est que ces initiatives ne peuvent pas fonctionner sans une réflexion collective sur le futur.
Or c’est exactement cette capacité de réflexion qui nous est ôtée par les flux de médias permanents et les politiciens opportunistes. Pour moi il n’y a aucun doute qu’il faudra réguler les uns (les médias sociaux et flux d’infos permanents) et les autres (les politiciens) pour réussir un jour à sauver ce qui nous reste de planète.
Parce qu’on l’aime cette planète.
Cyroul (2026)
Mes lectures du mois
Nous vivons une époque de science-fiction où les technologies rebattent les cartes de notre compréhension du monde, de la société, de nous-même. Il est donc nécessaire de prendre un peu d’avance pour ne pas nous laisser submerger par ce qu’on ne comprends plus.


Aussi, pour mieux comprendre le cerveau humain, ce mois-ci j’ai lu l’excellent Neuromania de Albert Moukheiber. Une plongée dans les sciences cognitives que j’ai trouvé plus que salutaire.
Pour mieux comprendre l’aspect philosophique de l’IA, j’ai dévoré La parole aux machines de Thibaut Giraud (Mr Phi). Un livre qui pose la question de la conscience de l’IA au prisme de la recherche sérieuse sur le sujet, bien loin des communiqués de presse d’OpenAI.
Ce mois-ci j’ai contrebalancé ces lectures sérieuses (mais agréables) avec une plongée dans la littérature d’horreur avec 3 romans inégaux.



Une cosmologie de monstres de Shaun Hamill. Une variation du mythe du monstre dans le placard écrit comme un film Netflix entre fantastique et horreur. En bref, j’ai pas aimé, trouvant les émotions préfabriquées et l’histoire un peu facile.
The fisherman de John Langan a été une très bonne surprise. Croisement entre un Stephen King (bonne époque) et du Lovecraft, les récits m’ont entrainés et captivé à travers une histoire bourrée d’émotions – crédibles cette fois. Je conseille.
Un trop dilué Le costume du mort de Joe Hill, long et ennuyeux vers la fin. J’aime beaucoup les nouvelles de Joe Hill mais pas quand il les étire en longueur pour en faire des romans (suivant là les traces de son père Stephen King).
Côté SF, j’ai pour la première fois le Shangri-La de Mathieu Bablet (2016). Oui j’ai attendu 9 ans pour le lire, mais je préfère attendre que la hype soit passée à autre chose avant d’apprécier une œuvre. Et bien, c’est très très bien. A la fois dans les dessins que dans le scénario qui nous raconte un futur tout à fait plausible qui m’a rappelé un peu Frontier de Singelin (chez le même éditeur Label 619). A lire absolument.




Et puis j’ai relu les dernières nouvelles de Conan de R.E. Howard. Indispensable quand le fascisme et la décadence se répandent comme un poison infâme (oui je deviens lyrique, la faute à Howard). J’en ai récupéré cette citation de la nouvelle « la rivière noire » qui résume bien l’époque dans laquelle nous vivons :
La barbarie est l’état naturel de l’humanité. La civilisation n’est pas naturelle. C’est le caprice des circonstances. Et la barbarie doit finalement triompher.
Plutôt que du pessimisme, j’y lis au contraire un certain réalisme qui nous engage à lutter contre cette part de nous-même qui veut nous plonger dans l’abysse.
Voilà, c’était un nouveau NovFut. J’espère que ça vous a donné matière à réfléchir au futur, et pourquoi pas de lire ou voir quelques bonnes œuvres de SF en passant. Si vous aimez, n’hésitez pas à partager ou vous abonner. Vous êtes plus de 500 à suivre cette newsletter à la diffusion acyclique. Voilà qui fait plaisir à son rédacteur (moi).
Et puis si vous avez besoin d’ateliers pour anticiper ou préparer vos équipes à ces futurs compliqués, contactez Curiouser.
A bientôt
C.
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